Quel que soit le sport pratiqué, les dirigeants que je rencontre sont tous confrontés à la question de l’implication des adhérents au fonctionnement du club. Ceux qui s’en sortent le mieux font appel à quelques principes que je mets également en application dans mon propre club et qui me permettent d’obtenir quelques résultats. Voici un exemple qui illustre bien ces principes.

Deux principes essentiels

Tout d’abord il y un principe fondamental qu’il est bon de rappeler à chaque occasion : une association est un lieu de vie où l’on trouve ce qu’on y apporte. La convivialité et l’envie de se retrouver doit être une préoccupation constante. L’envie d’améliorer constamment ce que nous proposons doit nous guider.

Et tout aussi important à mes yeux est la force de l’exemple. C’est une question de cohérence du message. Dire qu’il faut s’impliquer et ne pas le faire soi-même envoie un signal contradictoire.

Le choix de l’action

Le choix de cette action conditionne sa réussite. Pour commencez, choisissez une action à court, voire très court terme, qui vous inspire bien sûr, mais une action qui soit aussi dans l’air du temps, attractive pour vos adhérents, et qui leur permette de s’impliquer. Le court terme permet aux adhérents de se projeter dans la réalisation de l’action et de comprendre que leur implication sera modérée. C’est tout particulièrement vrai pour les jeunes générations.

Exemple récent (dimanche 22 novembre 2015) : une réunion sur la sécurité vis-à-vis de l’usage des caméras d’action en planeur a rassemblé 23 personnes au club de vol à voile de Buno-Bonnevaux. J’ai confié la préparation et les réseaux sociaux à Benjamin et à Mathilde, deux jeunes du club (voir l’événement Facebook)

Pourquoi les jeunes ont adhéré ?

  1. Parce que le choix de l’opération met le club en valeur. Parce qu’il contribue à son développement et à son rayonnement. Un club dont ils sont fiers, ce qui renvoi au sentiment d’appartenance. On adhère plus facilement à une cause qui valorise et dynamise l’association.
  2. Par ce que j’ai leur ai demandé. Si vous ne faites pas savoir vos besoins, pourquoi voulez-vous que les gens s’investissent ? Aidez-vous d’un « qui fait quoi ? » Vous serez précis et vos bénévoles comprendront mieux ce que vous attendez d’eux.
  3. Par ce que je leur ai donné de l’autonomie. Décrivez le résultat attendu, une date d’exécution, et le cas échéant le budget dont ils disposent. Ensuite précisez bien qu’ils ont carte blanche pour le réaliser. Donner de l’autonomie revient aussi à dire qu’il faut faire confiance à l’autre. Et donc accepter que le travail ne sera pas réalisé de la même façon que vous l’auriez fait, ni forcément aussi bien. Mais c’est indispensable.
  4. Parce qu’ils m’ont fait confiance. Cette confiance permet de déplacer des montagnes. La confiance ne se décrète pas. C’est un travail perpétuel et qui peut être gâché sur un seul épisode malheureux.
  5. Par ce que l’objectif était à court terme (15 jours).

Pour prolonger cette envie de s’impliquer, une fois que l’action est réalisée, il faut valoriser, en interne ou par la communication externe l’action de ces nouveaux bénévoles. Les réseaux sociaux font merveille en la matière. Le but est de leur faire prendre conscience qu’ils peuvent créer quelque chose de façon autonome.

Avant de leur donner la main, posez les règles du jeu :

  • Informer le bureau des actions qu’ils envisagent
  • S’il est nécessaire de financer l’opération, alors ils doivent solliciter un budget avant le début de l’action. Ainsi, vous pourrez leur expliquer le mécanisme des subventions
  • Le respect du règlement intérieur de l’association

D’autres fondamentaux pour faciliter l’implication

Le sentiment d’appartenance à la structure. Soit il existe de par l’image que véhicule le club, soit il faut le créer. Votre club peut alors s’appuyer sur son histoire, sur ses valeurs, sur ce qui marque sa différence vis-à-vis des autres associations. Il n’en reste pas moins que c’est la dynamique de la structure qui engendre le plus fréquemment ce sentiment d’appartenance.

La transmission des savoirs et de l’engagement. Le passage de relais s’effectue de façon fluide s’il est anticipé. Prenez l’habitude de déléguer, expliquez toujours comment réaliser la tâche, faites confiance à votre équipe, assurez-vous qu’ils ont les moyens de réaliser ce que l’on attend d’eux, et les gens viendront à vous.

L’importance de la communication. Le faire savoir, en particulier sur les réseaux sociaux, permet de valoriser l’action de vos nouveaux bénévoles. En général les gens sont fiers de travailler pour une action qui marche bien et qui valorise le club.

Thierry Nauleau

Comment susciter l’envie de s’impliquer pour son club ?
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