Logo F2CEn matière de sport amateur, les belles réussites sont assez rares et méritent d’être mises en valeur. C’est le cas du Football Club du Chéran (Alby sur Chéran, Haute-Savoie) qui bien qu’évoluant sur un bassin de population de 12000 personnes affiche au compteur 604 licenciés en cette fin de saison 2015/2016.

Quelles sont les recettes de ce club ? Comment s’y sont-ils pris ? Nous sommes allés rencontrer les éducateurs sportifs de ce club : Maëva Dumurger, Romain Gerault, Kevin Gohier et Nicolas De Mario.

Qu’est-ce qui fait la particularité du FC du Chéran aujourd’hui ?

C’est un club où tout le monde s’entend bien, filles ou garçons, tout le monde se serre les coudes s’il le faut. Les deux projets masculins et féminins sont liés du début à la fin. Convivialité, respect et fairplay, font partie des valeurs du club depuis longtemps. Nous sommes dans la démarche du label pour toutes les catégories depuis 3 ans et l’école de football féminine est labellisé depuis Octobre 2015.

Nous sommes nombreux. Chez nous, qui dit quantité contribue à la qualité. Toutes les familles sont là pour soutenir les équipes.

Comment êtes-vous parvenus à de 400 à 600 licenciés en 3 ans ?

La priorité de recrutement est donnée aux gens du canton. Le projet du Football Club du Chéran est de venir pratiquer du foot avec des valeurs éducatives et partager de bons moments avec les autres, il y a un cadre de vie. C’est un tout. On est exigeants sur les valeurs humaines. Avant d’être entraineur, on est éducateur.

Cela fait longtemps qu’on fait des animations dans les communes puis sur le temps périscolaire. On propose une animation foot pendant une heure après l’école. Les présidents voulaient qu’on se déplace dans les communes, pour les remercier de leur soutien. Ensuite seulement on peut voir ça pour du recrutement mais à la base c’est du donnant donnant.

educsEt pour l’encadrement ?

Oui, ça marche aussi parce qu’on y met les moyens. Nous sommes 4 salariés, 50 éducateurs bénévoles, 30 dirigeants au conseil d’administration, avec une quasi-parité.

Comment faites-vous pour attirer ainsi de nouveaux bénévoles ?

Quand on cherche on fait appel à nos licenciés jeunes 15 à 17 ans puis aux séniors.

En début de saison on présente le projet aux parents en leur disant : « Si vous voulez passer un bon moment et si vous voulez prendre des initiatives avec un groupe, on va vous former ».

Le but est de fidéliser les éducateurs, de créer un lien. On préfère bien les former, puis on leur laisse une certaine autonomie sous le contrôle des éducateurs salariés. On leur fait confiance mais si l’on détecte un problème, on ne laisse pas s’éterniser. On en discute de suite.

Nous faisons régulièrement des réunions de travail, sous forme d’ateliers, par petits groupes. Il faut dire qu’à 30 ou 40 personnes par réunion, c’est plus adapté.

Vous allez jouer l’an prochain en Promotion Honneur Régional, comment parvenez-vous à fidéliser vos joueurs ?

Nous portons autant d’intérêt à notre équipe première qu’aux U7 et c’est pareil pour les féminines.
Les gens sentent qu’il y a une organisation. Il y a un suivi des jeunes, les parents reçoivent les convocations dans les temps. Pour eux c’est du sérieux, alors ils nous font confiance.maulaucene

Avez-vous des départs de joueurs pour trouver un meilleur niveau ?

On n’a jamais retenu quelqu’un. Certains partent faire leur expérience et lorsqu’ils reviennent, on les accueille à bras ouverts. Notre force c’est notre projet éducatif. La fidélisation des U19 est plus difficile. Les jeunes partent pour les études. Ils sont absents en semaine et on les a pour le week-end. Globalement on les garde. C’est l’esprit maison qui veut ça.

J’ai l’impression que les clubs qui marchent ne sont pas axé perfo. Qu’en pensez-vous ?

On ne paye personne. Chez nous l’argent passe dans l’encadrement, les animations, la convivialité mais pas pour payer des joueurs. Même pour certaines sorties, les enfants et les parents sont invités. On se concentre sur l’éducation et la formation et les gens y sont sensibles.

L’organisation générale du club y contribue énormément, comme le souligne André Falcomata, l’un des co-présidents du club. « Le club était déjà structuré ainsi alors que nous n’avions que 10 éducateurs« . La vision du club  qu’en avait les présidents n’a finalement pas changé. Ce qui a changé c’est la dimension. En ce sens le projet du FC du Chéran est un exemple pour les nouveaux dirigeants de club ou pour ceux qui entreprennent un projet de développement.

D’autres clubs, même en milieu rural, ont aussi de belles réussites en matière de développement. Comme le club de tennis de table de Beaufou en Vendée ou l’AS Sarrey-Montigny-le-Roi en Haute-Marne. Un club de football qui présente les mêmes particularités que le FC du Chéran. Pour ces structures la performance n’est que la conséquence d’une organisation dédiée à la qualité d’encadrement dans tous les sens du terme. Aussi bien sportive, éducative qu’humaine et conviviale.

Les prochaines animations du club :

• 10 juin : Tournoi vétérans au stade de Saint-Félix
• 11 -12 juin : Tournoi féminin du FC Chéran au stade de Saint-Félix
• 19 juin : Fête du foot au stade de Saint-Félix
• 22 juin : Assemblée générale à la salle des fêtes de Saint-Félix

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FC du Chéran, un exemple de développement réussi
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