Voici l’exemple du club de vol à voile de Buno-Bonnevaux qui a réussi à fidéliser et mobiliser une bonne partie de ses adhérents par différentes stratégies de communication interne.

Benoit-Jacques Pontanus, le chef de centre, est le maitre d’œuvre de cette réussite. Nous l’avons interviewé cette semaine.

Benoit, ton arrivée au club coïncide avec un effort particulier dans le domaine de la communication. Quel sont les axes de communication du club ?

Quand je suis arrivé à Buno, l’une de mes missions était d’améliorer la communication interne et externe. Le magazine Spirales était en phase de lancement. Nous le publions de façon presque mensuelle. Il y a énormément de boulot à réaliser. C’est François Besse (un instructeur bénévole du club) qui gère ça et qui fait un boulot exceptionnel là-dessus. On utilise un système de mailing pour le diffuser. On profite du magazine pour relancer toutes les personnes qui ont fait des stages découverte à Buno, ainsi que tous les anciens membres grâce à des listes importées du logiciel de gestion.

Le reste de la communication c’est du fun. Tu as vu sur Facebook que j’aime bien publier des contenus fun et sécurité. C’est sûr que si on ne met que des photos d’anciens qui font la tronche, ça ne va pas inciter la clientèle à venir.

Parmi les nouveauté 2017, nous aurons bientôt une webcam.

Combien de personnes gèrent la communication ?

Nous sommes deux qui gèrent vraiment au quotidien : Mathilde Metz et moi. Et le conseil d’administration qui supervise. Avec Francois Besse qui rédige une grande partie du magazine, on est trois.

Le magazine Spirales est remarquable, du niveau des magazines spécialisés. Quel est l’apport de la revue au club ?

Le mag a permis aux membres de se rendre compte de ce qui se passe réellement dans l’association. Il y a déjà pas mal de bénévoles qui participent au fonctionnement du club mais il y a aussi un paquet de gens qui ne sont pas super investit dans le club.  Le mag a permis à ces gens de se rendre compte du travail accompli et que les choses bougeaient. Il a permis aussi de faire comprendre que c’est compliqué de faire marcher un gros club comme Buno. Et que pour le transformer, on a besoin des membres, de tous les membres. Buno est une PME où il y a des tas de choses à faire. Les gens sont fiers du Spirales et beaucoup l’impriment pour le lire.

Pourquoi avoir choisi de le publier sous un format pdf plutôt que par les réseaux sociaux ?

Pour qu’une info passe bien par les réseaux sociaux, il faut que l’info te saute au visage ou bien il faut aller la chercher et fouiller. Alors que dans le mag, tout est rassemblé et permet au lecteur d’avoir un récapitulatif de tout ce qui fait la vie du club. Et c’est très pratique pour tous ceux qui sont moins à l’aise avec les réseaux sociaux. Cela leur permet d’avoir toutes les infos.

La communication interne du club a-t-elle pour seul but de dynamiser ?

Dynamiser oui mais aussi fidéliser, pour que les gens se sentent investis dans un groupe. Qu’ils soient fiers de leur club et de leur groupe. Si on veut récupérer des sponsors il faut qu’on soit connus.

Et vous faites également plus de manifestations et d’animations…

Oui, pour ma première saison, on a vu un peu grand mais le stage Voler plus vite permet aussi de communiquer, de fidéliser les membres, le principe du stage est d’inviter des champions qui vont donner des conseils aux pilotes du club. On a fait une vidéo sur le stage Voler plus vite pour transmettre ces sensations de glisse du vol à voile au public. On y entend les pilotes décrire leurs impressions de vol. Ils font passer pas mal de message sur l’esprit d’équipe. C’est un sport qui dans sa dimension humaine est très peu connus du monde extérieur.

On a relancé les 4 jours de Buno. C’est une animation qui associe les débutants et les compétiteurs. Ça a bien motivé les pilotes, et ça a contribué à dynamiser le vol sur campagne. Buno est un club où il y a beaucoup de propriétaires, mais dans la partie club les circuits était un peu mous. Pour dynamiser j’ai donné des circuits types en fonction des conditions météo. Il y avait des membres qui doutaient un peu. Mais ils se sont pris au jeu et désormais des gens demandent à faire le championnat de France. La fidélisation est effective.

Sur Facebook, j’ai insisté pour que l’on fasse de la publicité. Pour 20 euros investit on récupère 2 vols d’initiation payants.

Mais pour fidéliser, est-ce que la communication seule suffit ?

La finalité quand on arrive dans une grosse structure comme Buno, c’est que les gens te fassent confiance sur l’organisation des événements. Ceux que l’on a ont plus. Les gens se sont confiés et on a pu orienter le suivi des pilotes. Le but est de répondre aux attentes de ces pilotes clients. Ce sont des membres d’une association mais ce sont aussi des gens qui payent et qui cherchent à avoir du plaisir en échange de ce qu’ils donnent au club.

Les effets de ces actions sont-ils mesurables ou pas ?

Les gens se sont inscrits plus tôt cette année. L’an passé à cette époque nous étions seulement 45 inscrits, aujourd’hui on est 70 ! On risque d’avoir de bons chiffres. Des élèves se sont inscrits dès janvier. C’est exceptionnel.

Retenez que c’est avant tout la qualité du service rendu à l’adhérent qui est à l’origine de la fidélisation. La pertinence des animations proposées, la qualité de l’encadrement sportif, la réponse aux attentes des pratiquants forment un tout. La communication interne apporte une valorisation et une notoriété aux actions entreprise. Elle permet d’accroitre l’engagement. Mais une bonne communication  ne sera pas efficace si sur le fond le club ne s’occupe pas correctement de ses adhérents.

Thierry Nauleau

Le site internet de l’AAVE : www.aave-buno.net

  La page Facebook du club : AAVE – Association Aéronautique du Val d’Essonne

Le compte Twitter du club : @planeur_buno

Crédits photo : AAVE, Benoit-Jacques Pontanus, Antoine Crespin.

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