Quelle que soit la discipline sportive, la vie du sportif amateur suit immuablement le même parcours :

Il est courant de considérer que dès lors qu’une personne est devenue autonome dans une pratique sportive, elle n’a plus besoin d’apport technique. Du moins les programmes de formation fédéraux n’incluent que très rarement la notion de suivi et de recyclage pour les sportifs dits loisir.

La maitrise du geste

Tout le monde n’est pas perfectionniste. Quand bien même, nous n’avons pas les mêmes aptitudes à la pratique d’un sport, la même envie, la même persévérance. J’ai souvent observé en tant qu’instructeur de vol à voile que les pilotes qui sortaient de la phase de formation initiale maitrisaient davantage la théorie du vol que beaucoup de pilotes confirmés, et que leurs gestes étaient plus précis.

La raison tient à ce qu’ils bénéficiaient alors de la supervision constante de l’instructeur. Celui-ci montre, corrige, explique en permanence afin que l’élève acquière le niveau de compétence attendu.

Cette maitrise du geste apporte de la confiance en soi et la constatation d’un progrès. Ce sont les composants essentiels du processus de fidélisation.

Une dégradation inéluctable

Avec le temps, les habitudes se prennent, et le pratiquant qui aime son sport sans vouloir supporter les contraintes de l’entrainement et de la compétition, va perdre en précision. Il lui faudra alors plus d’efforts pour conserver le plaisir de pratiquer.

Petit à petit, l’effort prend le pas sur le plaisir. C’est à ce moment que beaucoup de pratiquants abandonnent.

Le suivi du sportif loisir

La demande de suivi est exprimée par les pratiquants loisir eux-mêmes : disposer d’un peu de temps avec un coach pour s’améliorer, progresser, et se remotiver. Dans un grand nombre de clubs et de disciplines variées, la pratique loisir reste une pratique non encadrée.

Si les clubs et les fédérations n’apportent pas le service, les pratiquants se tournent alors vers les applications de coaching individuel, les tutos vidéo ou les acteurs privés.

La fidélisation à moindre coût

Il faudrait peu de chose pour que ces personnes qui connaissent très bien leur discipline, leur club, et qui connaissent bien leurs points forts et leurs points faible, soient fidélisées. De l’écoute, un programme de formation, et de l’encouragement à la pratique.

L’universitaire André Galy a estimé que le coût global de l’action de prospection pour attirer de nouveaux adhérents était 15 fois supérieur[1] à l’action nécessaire à la fidélisation de ces personnes.

Une bonne raison de se pencher sur la question, non ?

Thierry Nauleau

[1] Congrès FFE Poney, Avignon, janvier 2018,

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